Un blog de l' Alliance avec les Chrétiens en Politique ( ACEP)
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Le site de l'ACEP - Alliance avec les chrétiens en politique - est une plate-forme Internet d'esprit œcuménique, indépendante des institutions religieuses et des partis politiques. En favorisant les échanges, les liens, les rencontres et la réflexion entre les hommes et les femmes engagés en politique ainsi qu'avec les électeurs et les différents mouvements - associations, institutions, entreprises, ONG, universitaires, Eglises, l’ACEP travaille au développement d'une démocratie plus participative et porteuse de sens fondée sur un humanisme qui place l'épanouissement de l'homme et de son environnement au centre et comme finalité de tout projet.
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L'intégration des politiques budgétaires : un enjeu majeur pour le couple franco-allemand
22/06/2010 18:56 - Alain Fabre -
Biologie synthétique: copier ou créer la vie ?
22/06/2010 18:19 - Propos recueillis par Pierre GRANIER -
Mais qu’est-ce qui divise les gens ?
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Les âges de la vie
Vivre en étant vieux, comment ?
Mercredi 28 Novembre 2007
Je le dis tout net, la vieillesse a des avantages considérables sur l'adolescence, la jeunesse et l'âge mûr. Ainsi, à mon avis, lorsque l'on a trente-cinq ans, le plus dur est derrière soi. Et à plus forte raison lorsque l'on en a soixante ou quatre-vingt.
On peut éprouver des souffrances physiques considérables à 30 ans, et aussi et surtout des souffrances psychologiques et relationnelles intenses, d'abord avec ses parents, puis à l'intérieur du couple, puis avec les enfants-adolescents, et aussi avec les collègues, les concurrents, les supérieurs hiérarchiques. Contrairement à ce que l'on pense, quand on est jeune, on n'a pas "tout pour soi". On peut être très malade, très malheureux et se sentir très exclu. Et lorsqu'on est jeune, on a un inconvénient supplémentaire : on n'a pas le droit d'être malheureux et surtout pas le droit de se plaindre.
En revanche, lorsqu'on est vieux, on a le droit non seulement d'être plaint mais aussi d'être à plaindre. On n'a plus besoin de "porter beau". On n'a plus besoin de "faire semblant" ni de jouer un rôle. Alors que les jeunes ont presque le devoir d'être ambitieux et de réussir, les vieux peuvent enfin, être sans prétentions et sans ambition. On a enfin le droit d'être ce que l'on est. La vieillesse autorise une certaine liberté.
Cicéron disait : Seuls les sots se lamentent de vieillir. Victor-Hugo, toujours jeune et vieillard heureux, disait : L'avantage de la vieillesse, c'est d'avoir, outre son âge, tous les âges.. C'est vrai que l'on peut trouver un certain plaisir, en étant vieux, à retrouver la situation de dépendance qui était celle de l'enfance. Il y a dans la vieillesse une forme de régression qui peut être vécue avec une certaine jouissance.
Mon père, à qui j'avais demandé "vieillir, est-ce difficile ? ", m'avait répondu "non, on devient indifférent". De fait, cette perte d'énergie et de désir n'a pas que des inconvénients. Certains rappelle, la sagesse.
Et pourtant, la vieillesse feit peur. Parfois synonyme de décrépitude, elle provoque angoisse et crainte. En effet, vieillir, c'est supporter le poids des ans et apprendre à vivre avec. Maïs alors, cette vie diminuée, étriquée vaut-elle encore la peine d'être vécue ? Et comment supporter ce dégoût de la vieillesse dans une société qui fait l'éloge de l'éternelle jeunesse ? Comment dépasser ce sentiment d'ennui et d'inutilité qu'expriment souvent les personnes âgées?
Oui, comment accepter de vieillir ? Je répondrai : en s'y prenant très tôt De façon générale, il vaut mieux "faire son deuil" avant d'être effectivement en deuil. Ainsi, pour se préparer à perdre son père et sa mère, il faut s'y prendre bien avant leur mort et faire le deuil de leur mort à venir pendant qu'ils sont encore vivants.
Et, me semble-t-il, c'est la même chose pour ce qui est du deuil de sa jeunesse. Il faut "travailler à vieillir" avant d'être vieux, c'est-à-dire dès l'âge de trente ou quarante ans. Il faut vivre en sachant que l'on vieillit et en l'assumant pleinement dans sa tête et dans son genre de vie.
Je sais bien que ce que je dis là s'oppose à toute l'idéologie actuelle. On dit "II faut rester jeune le plus longtemps possible, il faut se sentir jeune le plus longtemps possible, il faut prendre du Viagra, retarder le vieillissement, apprendre les mille et une façons de préserver son capital jeunesse, porter des jeans après cinquante ans passés".
Eh bien non ! Au lieu de prolonger sa jeunesse après sa jeunesse en restant rivé à ce qui est déjà du passé et dépassé, il vaut mieux se tourner vers l'avenir et se dire : Aujourd'hui c'est le premier jour de la vie qui me reste ! Cette formule n'a rien de morose, bien au contraire. Aujourd'hui, je commence la vie qu'il m'est donné de vivre. Et je peux et je veux la vivre vraiment.
Dès aujourd'hui, je commence ma vie et je vais enfin décider de la vivre vraiment, en rattrapant le temps perdu et en profitant pleinement du temps à venir. Je vais, enfin, choisir la vie et ce qui fait vivre (Deutéronome 31,19) : les goûts simples, les vrais plaisirs et les petits bonheurs. Et j'ai encore largement assez de temps et de force pour cela.
On peut éprouver des souffrances physiques considérables à 30 ans, et aussi et surtout des souffrances psychologiques et relationnelles intenses, d'abord avec ses parents, puis à l'intérieur du couple, puis avec les enfants-adolescents, et aussi avec les collègues, les concurrents, les supérieurs hiérarchiques. Contrairement à ce que l'on pense, quand on est jeune, on n'a pas "tout pour soi". On peut être très malade, très malheureux et se sentir très exclu. Et lorsqu'on est jeune, on a un inconvénient supplémentaire : on n'a pas le droit d'être malheureux et surtout pas le droit de se plaindre.
En revanche, lorsqu'on est vieux, on a le droit non seulement d'être plaint mais aussi d'être à plaindre. On n'a plus besoin de "porter beau". On n'a plus besoin de "faire semblant" ni de jouer un rôle. Alors que les jeunes ont presque le devoir d'être ambitieux et de réussir, les vieux peuvent enfin, être sans prétentions et sans ambition. On a enfin le droit d'être ce que l'on est. La vieillesse autorise une certaine liberté.
Cicéron disait : Seuls les sots se lamentent de vieillir. Victor-Hugo, toujours jeune et vieillard heureux, disait : L'avantage de la vieillesse, c'est d'avoir, outre son âge, tous les âges.. C'est vrai que l'on peut trouver un certain plaisir, en étant vieux, à retrouver la situation de dépendance qui était celle de l'enfance. Il y a dans la vieillesse une forme de régression qui peut être vécue avec une certaine jouissance.
Mon père, à qui j'avais demandé "vieillir, est-ce difficile ? ", m'avait répondu "non, on devient indifférent". De fait, cette perte d'énergie et de désir n'a pas que des inconvénients. Certains rappelle, la sagesse.
Et pourtant, la vieillesse feit peur. Parfois synonyme de décrépitude, elle provoque angoisse et crainte. En effet, vieillir, c'est supporter le poids des ans et apprendre à vivre avec. Maïs alors, cette vie diminuée, étriquée vaut-elle encore la peine d'être vécue ? Et comment supporter ce dégoût de la vieillesse dans une société qui fait l'éloge de l'éternelle jeunesse ? Comment dépasser ce sentiment d'ennui et d'inutilité qu'expriment souvent les personnes âgées?
Oui, comment accepter de vieillir ? Je répondrai : en s'y prenant très tôt De façon générale, il vaut mieux "faire son deuil" avant d'être effectivement en deuil. Ainsi, pour se préparer à perdre son père et sa mère, il faut s'y prendre bien avant leur mort et faire le deuil de leur mort à venir pendant qu'ils sont encore vivants.
Et, me semble-t-il, c'est la même chose pour ce qui est du deuil de sa jeunesse. Il faut "travailler à vieillir" avant d'être vieux, c'est-à-dire dès l'âge de trente ou quarante ans. Il faut vivre en sachant que l'on vieillit et en l'assumant pleinement dans sa tête et dans son genre de vie.
Je sais bien que ce que je dis là s'oppose à toute l'idéologie actuelle. On dit "II faut rester jeune le plus longtemps possible, il faut se sentir jeune le plus longtemps possible, il faut prendre du Viagra, retarder le vieillissement, apprendre les mille et une façons de préserver son capital jeunesse, porter des jeans après cinquante ans passés".
Eh bien non ! Au lieu de prolonger sa jeunesse après sa jeunesse en restant rivé à ce qui est déjà du passé et dépassé, il vaut mieux se tourner vers l'avenir et se dire : Aujourd'hui c'est le premier jour de la vie qui me reste ! Cette formule n'a rien de morose, bien au contraire. Aujourd'hui, je commence la vie qu'il m'est donné de vivre. Et je peux et je veux la vivre vraiment.
Dès aujourd'hui, je commence ma vie et je vais enfin décider de la vivre vraiment, en rattrapant le temps perdu et en profitant pleinement du temps à venir. Je vais, enfin, choisir la vie et ce qui fait vivre (Deutéronome 31,19) : les goûts simples, les vrais plaisirs et les petits bonheurs. Et j'ai encore largement assez de temps et de force pour cela.
Pasteur Alain HOUZIAUX
Rédigé par Pasteur Alain HOUZIAUX le Mercredi 28 Novembre 2007 à 02:00
