Mes notes
A l’heure où attentive au Grenelle de l’environnement, et sans même préjuger de la suite, je note qu’il est ,entre autres, question d’augmenter la superficie de la culture bio, je ne peux m’empêcher de penser à ces paysans, condamnés hier encore à la précarité, privés de subventions par l’Etat français et l’Europe parce qu’ils ne voulaient pas empoisonner leurs terres.
Que dire aussi de ces médecins et thérapeutes qui se sont formés, la plupart par conviction, pour soigner de manière plus douce et naturelle. C’est à peine s’ils n' étaient pas considérés comme des charlatans de la médecine. Au mieux tous ces gens là étaient des illuminés, au pire des irresponsables. Dans la logique de ces préconisations de Grenelle, ce sont ces résistants héroïques et modernes qu’il faudrait aussi donner en exemple à la France d’aujourd’hui. A force de marginaliser ceux qui, plus sages que d’autres, avaient choisi de résister à leur mesure, des mouvements sectaires ont eu tout le temps de se développer autour d’une idolâtrie exagérée de la nature. Je pense notamment au courant New age et à certaines écoles naturo « mangeuses de graines » qui continuent de faire des ravages sur la liberté et la santé humaine. La nature n’est pas une idéologie. C’est une réalité bien vivante. Sa défense n’a pas à être prise en otage ou monopolisée par un parti ou mouvement quelconque. Elle est "naturellement" sous la responsabilité de nous tous. Mais attention. L’environnement écologique n’est pas le seuil maillon d’une politique de développement durable. Lui sont complémentaires le social et l’économique. Ce rendez-vous de Grenelle semble en prendre la mesure puisque , autour des responsables politiques, s’y retrouvent les entreprises, les syndicats, les agriculteurs, les consommateurs , … Ne nous faisons pas d’illusion, tous ne sont pas également convaincus. On ne revient pas non plus, d’un coup, sur des années de mauvaises habitudes, lois et règlements. Simplement, une unanimité semble poindre quant à la nécessité d’un changement d’état d’esprit et de manières de faire qui impliquent chacun de nous. C’est en cela surtout que le projet est novateur et mérite que nous nous y engagions avec dynamisme, bon sens et ... prudence.
Isabelle Deschard
Tags :
culture bio
développement durable
grenelle de l'environnement
le grenelle de la résistance
mouvement sectaires
écologie
25/10/2007
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