|
Samedi 4 Septembre 2010
Espérance chrétienne et développement durable: 3 ième université oecuménique d'été à Chartres
L'intégration des politiques budgétaires : un enjeu majeur pour le couple franco-allemand
Biologie synthétique: copier ou créer la vie ?
Mais qu’est-ce qui divise les gens ?
Un an après les élections en Iran : l’Union européenne face à la crise iranienne
Bruxelles: Expo à l’Atomium- Regards sur le phénomène migratoire
Belgique: Le vote : un droit mais aussi une responsabilité
We are Christians of the Holy Land!
Le budget européen : quelle négociation pour le prochain cadre financier de l'Union européenne ? (2ème partie)
Etude inédite : « Le budget européen : quelle négociation pour le prochain cadre financier de l'Union européenne ? »
Eglise orthodoxe-Un régime trop riche... en Grèce
Du discours à sa mise en pratique
A Compass Point in Germany?
Le budget européen : quelle négociation pour le prochain cadre financier de l'Union européenne ? (1ère partie)
Un Traité des Solidarités Européennes
Belgique-La Question royale: Lorsque nous frôlâmes la guerre civile...
Haro sur les spéculateurs ?
Le service européen pour l'action extérieure : vers une diplomatie commune?
Les légionnaires du Christ -Repartir sur des bases solides
"Arithmétiquement, l'option la plus réaliste serait un accord entre Conservateurs et Libéraux"
60 ans d'Europe -L'Europe et son meilleur ennemi
|
|
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte Le principe des subsidiaritésFiche Europe n°11:rédigée par Chantal Delsol, professeur de philosophie politique à l’université de Marnes la ValléeLe principe de subsidiarité a été nommé et précisé au XIX° siècle, mais en réalité il a été souvent appliqué dans les pays européens depuis les origines.Connaissances générales
Principes
Le principe de subsidiarité a été nommé et précisé au XIX° siècle, mais en réalité il a été souvent appliqué dans les pays européens depuis les origines. Sa signification est double : 1) principe de non-ingérence : il faut laisser à chacun -individu ou groupe-, le maximum d'autonomie et de responsabilité, autant qu'il en a la capacité 2) principe d'ingérence : lorsqu'un individu ou un groupe n'est pas capable d'agir pour obtenir ce dont il a un besoin considéré comme essentiel, il faut qu'il soit aidé par l'instance ou l'autorité immédiatement supérieure Exemples
Prenons trois exemples à trois différents échelons :
1) Si un enfant est capable de commencer à nouer ses lacets lui-même, sa mère doit le laisser faire, même si, naturellement il fait moins bien qu'elle, sinon il ne sera jamais autonome. Mais si l'enfant est trop petit pour être capable de nouer ses lacets, sa mère doit le faire pour lui, pour des raisons évidentes. 2) Si une commune est capable de gérer elle-même son budget, le Ministère du budget doit la laisser faire par elle-même, garantissant ainsi l'autonomie des citoyens actifs. Mais si une commune s'avère incapable de gérer elle-même ses fonds, pour toutes sortes de raisons, alors l'autorité publique doit prendre la place des autorités défaillantes, afin que la collectivité locale ne vive pas dans l'anarchie. 3) Si les pays européens sont capables de décider par eux-mêmes de l'organisation de l'éducation ou de l'écologie sur leur territoire, les instances européennes doivent les laisser en décider selon leur culture propre. Mais si les pays européens ne parviennent pas à lutter séparément contre le terrorisme international, les instances européennes doivent se charger de ce problème. On voit que toute la question consiste à se demander à quel moment un individu ou un groupe social est capable de s'occuper de son propre bien. Cette question est toujours en débat. L'essentiel étant de conserver l'équilibre entre l'autonomie essentielle et la protection nécessaire. Fondements
Le principe de subsidiarité repose sur des certitudes anthropologiques, autrement dit, une certaine manière de définir l'homme.
Il s'agit d'une norme - ce qui se comprend lorsqu'on dit : il faut intervenir, il ne faut pas intervenir. Et cette norme est justifiée par une certaine idée que l'on se fait de l'homme, dans les sociétés où la subsidiarité est appliquée. La première idée fondamentale justifie la non-ingérence. L'être humain a besoin d'autonomie, d'initiative et de responsabilité pour se développer. Il se rétrécit quand on l'assiste au-delà du nécessaire. Cette idée signifie : l'être humain n'est pas un enfant, qui réclamerait un Etat maternel, comme le veulent les doctrines chinoises depuis des millénaires, mais un adulte, qui a besoin de devenir le centre de son propre destin et l'acteur du destin commun. La deuxième idée, justifiant l'ingérence, est la suivante : l'individu humain, même adulte, ne peut jamais se procurer par lui seul tout ce dont il a besoin pour bien vivre (par exemple la sécurité). D'où l'importance pour lui d'appartenir à une société qui le soutient en cas de nécessité. Si l'on résume, le fondement général du principe de subsidiarité est le suivant : l'homme est un être autonome (principe de non- ingérence), mais non indépendant (principe d'ingérence). Pour approfondir
Aperçu en quelques lignes
Dictionnaire euabc : très clair http://www.euabc.com/index.phtml?word_id=879 Voir aussi de le rapport du Groupe de travail « Subsidiarité » sur le site de la Convention : http://european-Convention.eu.int/doc_register.asp?lang=FR&Content=WGI Subsidiarité, gouvernance et politique sociale par Philippe Pochet , Directeur de l’Observatoire social européen , Bruxelles : http://www.ose.be/files/rbss2001/RBSS1-01PPfr.pdf Chantal Millon-Delsol , Le principe de subsidiarité, PUF, Que sais-je ?, Paris, 1993 Droits de reproduction et de diffusion réservés ACEP 2004 Usage strictement personnel Chantal Delsol
Dans la même rubrique :
|
Vous aussi,vous souhaitez voir votre publicité figurer sur nos pages?
Contactez-nous: alliance@acep.asso.fr
|
| ||||||||||||













Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte





