Connectez-vous
Samedi 4 Septembre 2010
Alliance avec les Chrétiens en Politique
   Espérance chrétienne et développement durable: 3 ième université oecuménique d'été à Chartres    L'intégration des politiques budgétaires : un enjeu majeur pour le couple franco-allemand    Biologie synthétique: copier ou créer la vie ?    Mais qu’est-ce qui divise les gens ?    Un an après les élections en Iran : l’Union européenne face à la crise iranienne    Bruxelles: Expo à l’Atomium- Regards sur le phénomène migratoire    Belgique: Le vote : un droit mais aussi une responsabilité    We are Christians of the Holy Land!    Le budget européen : quelle négociation pour le prochain cadre financier de l'Union européenne ? (2ème partie)    Etude inédite : « Le budget européen : quelle négociation pour le prochain cadre financier de l'Union européenne ? »    Eglise orthodoxe-Un régime trop riche... en Grèce    Du discours à sa mise en pratique    A Compass Point in Germany?    Le budget européen : quelle négociation pour le prochain cadre financier de l'Union européenne ? (1ère partie)    Un Traité des Solidarités Européennes    Belgique-La Question royale: Lorsque nous frôlâmes la guerre civile...    Haro sur les spéculateurs ?    Le service européen pour l'action extérieure : vers une diplomatie commune?    Les légionnaires du Christ -Repartir sur des bases solides    "Arithmétiquement, l'option la plus réaliste serait un accord entre Conservateurs et Libéraux"    60 ans d'Europe -L'Europe et son meilleur ennemi


La source à laquelle nous puisons

Google
Web www.acep.asso.fr







Visitez la librairie



Européennes : un début de campagne sans idée de l'Europe

L'Europe politique, la citoyenneté européenne, la représentation des citoyens français au Parlement européen par la compétence, le dynamisme, l'inscription dans un territoire, tout cela semble relégué par les partis politiques à un rang sulbalterne. L'idée européenne est absente, le sens de la construction européenne, la place de l'humain aussi au profit de la stratégie des élites a se représenter elles-mêmes. Tous les discours qui visaient au rapprochement des Européens de leurs institutions afin de rendre l'Europe plus démocratique sont oubliés. Pourtant en période de crise l'UE va devoir prendre de nombreuses décisions. La mise en place de la réforme institutionnelle se fera aussi en fonction de la couleurs et de la forme de la majorité au PE. C'est une élection trop importante pour que les citoyens se la fasse voler.



Européennes : un début de campagne sans idée de l'Europe
L’Europe politique, celle de la défense ou encore l’Europe des régions semblent avoir été balayées d’un revers de main par les partis et responsables politiques de notre pays. Il y a peu de temps encore, l’ancien premier ministre Michel Rocard, par ailleurs brillant député européen, laissait entendre que : “puisque l’Europe politique ne se ferait pas, alors on pouvait laisser entrer la Turquie “.

A près de 80 jours des élections européennes, moins de deux mois et demi, aucun parti ne semble être en mesure de dire ce qu’il va faire de l’Europe. Rien au sujet des Européens. Si l’on regarde deux évènements qui font l’actualité la crise et le retour de la France dans le commandement de l’OTAN, le traitement des informations se fait, aux yeux du grand public, de manière éhontée dans un cadre franco-français et dans des perspectives qui apparaissent comme purement nationales. Sans doute l’entrée de la France dans le commandement de l’Alliance ne va pas changer fondamentalement les choses en dehors du fait que notre pays disposera de la voix active de deux officiers généraux. Cela nous permet d’être dedans et non plus « à côté ».

Mais cela pose très sérieusement la question de la réalité d’une défense européenne. Et au-delà c’est l’autonomie de l’Union européenne dans ses prises de décisions, y compris économiques, stratégiques, monétaires et sociales, qui est en jeu. C’est aussi sa capacité à peser dans le monde, credo européens des dernières années qui peut éventuellement être remis en cause si les Européens n’y prennent garde.

Certainement nos gouvernants ont pesé le dossier. Ils répondent à une situation donnée, provoquée, si on analyse à fond le dossier, par le rejet du traité constitutionnel puis aggravée par un traité de Lisbonne qui, une fois les clauses d’opting out appliquées ici où là (et notamment par les Irlandais) perd toute sa substance. Restera, et c’est moindre mal car fort urgent pour aller plus loin, le passage de la règle de l’unanimité à celle de la majorité. Mais au-delà de ces derniers « mal-traités » (pardonnez moi le jeu de mots) c’est surtout celui de Maastricht qui passe à la trappe.

Pourtant ce traité donne des indications incontournables et fortes de la direction à donner à l’Union européenne. La défense, la subsidiarité, la politique étrangère, la citoyenneté et la monnaie sont des thèmes que les citoyens de l’Union ont validés, y compris les nouveaux entrants par l’acquis communautaire. Ne plus se référer à ce traité revient à remiser la parole des citoyens européens dans un placard poussiéreux. Ne pas leur en rappeler le contenu c’est les laisser dans l’ignorance d’une historicité. Le règlement rapide de la crise ne peut se faire que si l’Union en tant que telle et en tant que personnalité juridique s’en donne les moyens. Le faire par une juxtaposition de décisions nationales ne peut que ralentir les processus de dynamisations d’un système européen voulu par les Européens qui existe.

C’est bien ce qu’ont compris le président français monsieur Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande madame Angela Merckel lorsqu’ils proposent comme priorité première, de manière commune, “de bâtir une nouvelle architecture financière globale”.

Enfin, les électeurs risquent de ne pas être très motivés au mois de juin si leur représentation individuelle et collective se fait par des personnalités, sans doute brillantes, mais parachutées dans les régions par des appareils politiques qui ne recherchent qu’à accroitre la capacité de leur propre représentation. L’Europe des régions, de la proximité, de la subsidiarité a du sens et les Européens y sont attachés. Et ce n’est pas parce que telle ou tel « saura faire entendre sa voix à Strasbourg » que cela rassure. Encore faudrait-il savoir ce qu’il y a dire. Et, en ce domaine c’est malheureusement, aujourd’hui, le fond qui manque le plus.

Emmanuel Morucci



1.Posté par Bernard Le Godais le 26/03/2009 14:19
Entièrment d'accord sur le désarroi général de toutes les composantes parfaitement exposé. Une fois de plus, on nous dit que tout va mal. Et c'est absolument vrai.
Assez de connaître le résultat d'analyses qui sont touours les mêmes et ne servent plus qu'à démoraliser la population.
Du fait que tout le monde est d'accord pour que ça change, pourquoi ne pas saboter ces élections en faisant voter Blanc en masse, ce qui signifierait : Dehors les nuls, les inaptes, les incapables ! On peut le faire facilement et réussir...
à une seule condition cependant : Pouvoir mettre en oeuvre une méthde simple, facile,
qui a fait ses preuves et a connu déjà obtenu des résultats convaincants et irréfutables.

Ceux qui seraient intéressés par cette action peuvent l'écrire à : proeuropa@free.fr
ou téléphoner au : 0243671657


http://www;proeuropa.cafebabel.com/fr

2.Posté par Gérard Dupont le 26/03/2009 16:05
L'idée européenne ne pèse pas lourd dans cette course de petits chevaux que se livrent les partis politiques.
J'avais des responsabilités dans le mef centre. Ayant changé de région,(le 44) et n'étant probablement pas du bon parti, je n'ai même plus de convocations.
Je propose qu'à l'avenir on ne vote pour nous représenter que pour des européens convaincus, libres de toutes autres charges et repr"ésentations publiques, issus des mouvements européens et assurant pendant leurs mandats une liaison permanente avec toutes associations regroupant des passionnés d'une entité Europe
Je ne sais même pas si j'irai voter cette année.

Nouveau commentaire :


  • Un bref commentaire, une courte proposition ? Faites-les ici !

  • Vous souhaitez nous soumettre une plus importante contribution ( article, proposition,... ? Postez-la !
Dans la même rubrique :

« »











Vous aussi,vous souhaitez voir votre publicité figurer sur nos pages?
Contactez-nous:
alliance@acep.asso.fr