La source à laquelle nous puisons
|
Conflit israelo-libano-palestinien: notre dossier
Notre dossier du mois d'aôut 2006 est consacré au conflit du Moyen-Orient. Vous y trouverez les derniers éléments d'information mais surtout les nouvelles et l'analyse régulière d'Harry Hagopian.
Quoi de neuf maintenant pour le Liban ? Conflit d'après-guerre
Le dernier chapitre des hostilités entre Israël et le Hezbollah est maintenant clos, du moins pour le moment. Dans ce contexte, les Nations Unies s'efforcent de mettre en place une force composée de casques bleus et susceptible de contenir les 15.000 soldats libanais actuellement déployés au sud du pays. La composition et les missions d'une telle force multinationale ont déjà donné lieu à moult négociations interminables, voire à d'âpres discussions.
Lire la suite
Deux mille Casques bleus français au Liban, les Européens mis à contribution
La France a annoncé jeudi qu'elle allait déployer au total 2.000 soldats au Liban, fournissant un premier engagement à la fois significatif et ferme à une force multinationale à laquelle les autres pays européens sont appelés à contribuer.L'événement
Lire la suite
Photo Amro/AFP
L'aide du Hezbollah concurrence l'Etat
En finançant la reconstruction du pays, le Hezbollah veut garder son emprise sur la communauté chiite libanaise. Des voix dissidentes se font néanmoins entendre au Liban
Le premier ministre libanais Fouad Siniora a rendu public mercredi 23 août son plan pour l’indemnisation des sinistrés. Cette annonce, si elle participe de la volonté du gouvernement de réinstaurer l’autorité de l’État sur tout le territoire, est arrivée cependant plus d’une semaine après la fin des hostilités entre Israël et le Hezbollah, le 14 août.
Le « parti de Dieu » (Hizb Allah) s’est empressé d’exploiter ce délai à son avantage. Son secrétaire général Hassan Nasrallah s’est engagé, dès le lendemain du cessez-le-feu, à dédommager les victimes de la guerre, estimant à 15 000 le nombre d’unités d’habitations détruites au cours des trente-quatre jours de guerre. Des familles ayant perdu leur habitation ont déjà commencé à recevoir une somme de 12 000 dollars (9 300 euros) en liquide pour se reloger pendant un an.
Lire la suite
Libanais et Israéliens s’interrogent
Mardi 15 août, au deuxième jour du cessez-le-feu entre Tsahal et les miliciens du Hezbollah, les populations les plus directement touchées par un mois de guerre, au Liban comme en Israël, ont tenté de regagner leur domicile pour reprendre le cours normal de l’existence. Non sans un certain scepticisme. Car beaucoup de questions demeurent Des Libanais, qui avaient fui les combats, tentent de rentrer chez eux. Les retours massifs bloquent l'entrée de la ville de Tyre mardi 15 août (photo Aranda/AFP).
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est-il respecté ?
La trêve entrée en vigueur lundi 14 août au matin, après 34 jours de guerre, en vertu de l’accord négocié par l’ONU entre le Hezbollah et Israël et formalisé par la résolution 1701, est entrée mardi dans son deuxième jour. Toutefois, une dizaine de roquettes ont été tirées près de positions occupées par l’armée israélienne au sud du Liban dans la nuit de lundi à mardi sans faire ni victime ni dégâts, selon une porte-parole de l’armée.
Lundi, quatre combattants du Hezbollah ont par ailleurs été tués à Haddata, à 10 kilomètres de la frontière, selon l’armée israélienne. Mardi, Tsahal poursuivait le retrait de ses troupes du sud du Liban. Avant le cessez-le-feu, 30 000 soldats, dont plusieurs unités de réservistes, étaient déployés au sud du fleuve Litani, qui longe la frontière à une distance variant entre 5 et 30 kilomètres.
Lire la suite
Israël et le Liban vont cesser les hostilités lundi à 07h00
Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a annoncé samedi qu'Israël et le Liban avaient conclu un accord pour cesser les hostilités lundi 14 août 07h00 . Le conflit, commencé le 12 juillet, se poursuit dans le Sud Liban.
"Les combats devraient de préférence cesser maintenant pour respecter l'esprit de la décision du Conseil de sécurité, qui a pour objet de sauver des vies humaines et d'épargner les souffrances endurées actuellement par les civils des deux camps", a indiqué Kofi Annan dans un communiqué.
Une anthro-politique inconsciente ! Etres humains et Politique au Moyen-Orient
Tout ceci sème la haine et la colère dans de plus en plus de cœurs. La destruction n'est pas constructive. La violence n'amènera pas la paix. L'Histoire nous en donne maints exemples... Roger Assouf – Lettre du Liban – le 4 août 2006
Au cours de ces vingt-sept derniers jours – période approximative depuis laquelle la guerre fait rage au Liban – j'ai publié deux articles qui faisaient tout pour replacer cet enfer dans le contexte approprié à savoir celui de la politique internationale et des intérêts régionaux. J'ai également essayé de souligner à quel point il était nécessaire de conclure une trêve immédiate qui serait rapidement suivie d'un cessez-le-feu ; l'acheminement de l'aide humanitaire en serait ainsi grandement facilité et, à terme, les fondements de la paix entre les différents protagonistes pourraient être réunis, y compris le déploiement d'une force de stabilisation transitoire mais musclée.
Même si un timide projet de résolution, établi et présenté conjointement par la France et les Etats-Unis, est actuellement débattu par le Conseil de Sécurité de l'ONU à New York, il est évident que plus la guerre continue, plus le cessez-le-feu tarde à être conclu dans ce pays de cèdres, et plus les pertes seront importantes et le prix à payer pour chacune des parties colossal. D'après Le décompte des morts du conflit israélo-libanais - un site internet fantôme – 85 israéliens, 4 casques bleus, 8 canadiens et 900 libanais auraient trouvé la mort. Ces chiffres très approximatifs ne prennent même pas en compte le nombre de personnes blessées ou déplacées, ni même le carnage qui dévaste le Liban à une échelle très alarmante.
Au chapitre des morts et de la destruction, l'un des épisodes les plus tristes - et qui a causé le décès d'au moins 28 personnes - est peut-être celui qui s'est déroulé le 30 juillet dernier dans un petit village libanais situé au sud de Tyr (Sur en arabe). Il s'agit du village de Cana, là même où Jésus a réalisé son premier miracle en transformant l'eau en vin lors de la fête donnée pour célébrer un mariage (Jean, chap 2, 1-11). Ce n'est pas la première fois, cependant, que la guerre frappe ce village, puisqu'en 1996 cent réfugiés y avaient trouvé la mort suite à une attaque israélienne contre des quartiers de l'ONU. Un rapport, publié la semaine dernière par l'ONG Human Rights Watch et intitulé « Frappes mortelles : Attaques israéliennes aveugles contre des civils libanais », présente de façon très détaillée l'échec systématique des forces de défense israéliennes quand il s'agit de faire la différence entre combattants et civils. Il y est également mentionné que, dans certains cas, le timing et l'intensité de l'attaque actuelle, l'absence de cible militaire ainsi que les frappes consécutives qui ont touché les sauveteurs donnent à penser que les forces israéliennes ont délibérément visé des civils.
Malheureusement, aussi bien en Israël qu'au Liban Lire la suite
Liban : les négociations progressent
Une délégation de la Ligue arabe s'est rendue mardi 8 août à l'ONU pour tenter d'amender le projet franco-américain de cessation des hostilités. Ce projet pourrait être voté mercredi 9 août. Le premier ministre libanais Fouad Siniora s'est dit prêt à déployer 15 000 hommes dans le sud du pays
Lire l'article
Harry Hagopian
La tempête avant le calme ? Turbulences au Moyen-Orient
Dans son dernier rapport publié le 25 juillet et intitulé « Israël/ Palestine/ Liban : Sortir de l'abîme », l'International Crisis Group (ICG) – une organisation non gouvernementale qui produit des analyses– énonce quelques principes-clés :
• Il est nécessaire de traiter séparément les crises libanaises et palestiniennes ; les confondre ne fait que compliquer les tentatives de résolution.
• La résolution de la crise palestinienne devrait reposer sur une équation simple : permettre au gouvernement légitimement élu de gouverner en échange d'une cessation des hostilités.
• L'objectif israélien de détruire le Hezbollah est irréalisable et contreproductif. D'après les rapports réalisés sur le terrain, le Hezbollah n'est absolument pas affaibli ; sa popularité au sein de la communauté shiite est intacte et les autres forces en présence sont trop faibles pour être en mesure de le défier. Une confrontation avec ce mouvement sur le territoire national pourrait bien amener le Liban au point de rupture.
• Au Liban, toute cessation des hostilités devrait être suivie par un échange de prisonniers et, si toutes les parties le souhaitent, par le déploiement d'une force internationale autorisée par l'ONU qui serait en charge de contrôler le respect du cessez-le-feu.
• Pour rétablir une paix durable dans la région, les Nations Unies et l'Union Européenne devront maintenir leur engagement auprès du Hamas et du Hezbollah ; les Etats-Unis devront renouveler leur engagement auprès de la Syrie et de l'Iran.
• La relance du processus de paix entre arabes et israéliens constitue la clé qui permettra de résoudre ces deux crises.
Lire la suite
Michel Aoun
Michel Aoun : «Les soldats français ne seraient pas les bienvenus»
Dans une interview au Figaro, le chef du Courant patriotique libre dénonce l'idée d'une force d'interposition au Liban.
Ancien commandant en chef de l'armée, revenu d'exil l'an dernier, le général Michel Aoun a surpris les Libanais en concluant au printemps une alliance électorale avec le Hezbollah. À la tête du Courant patriotique libre, il a fait de la déconfessionnalisation du système politique et de la lutte anticorruption ses principaux chevaux de bataille. Le général Aoun jouit du soutien de nombreux chrétiens libanais.
Lire l'article
Le conflit au Proche orient avec France5: cartes et vidéos
Rome mandate l'ONU au Liban
À Rome, mercredi 26 juillet, la conférence pour mettre un terme au conflit n’a pas vraiment apporté de solution concrète, même si le principe d’une force d’interposition sous mandat de l’ONU a été retenu.
lire l'article
Harry Hagopian
De Gaza à Beyrouth?
Cette fois, il semble que tout a commencé avec l'enlèvement d'un soldat israélien et Gaza est devenu un véritable enfer. Puis, suite à l'assassinat de trois soldats israéliens et à l'enlèvement de deux autres soldats, le Liban s'est transformé lui aussi en véritable enfer.
L'escalade des confrontations et l'élargissement sans fin des cercles de la violence dans cette région instable relèvent presque du surréalisme – y compris pour les plus anciens observateurs du Moyen-Orient. En effet, le rapt de soldats israéliens aux seules fins de les utiliser comme monnaie d'échange contre des soldats arabes constitue en lui-même un acte qui ne saurait être toléré et que d'aucuns devraient condamner. Sans tenir compte des prétendues justifications avancées pour ces enlèvements, elles se révèlent fausses en soi et ne peuvent pas devenir justes du fait que les Palestiniens, les Libanais ou d'autres peuples arabes endurent davantage de souffrances.
Néanmoins, par frustration, colère, vengeance ou arrogance, il est excessif de lancer simultanément tout l'arsenal militaire de l'unique super puissance de la région sur deux fronts vulnérables ; une telle attitude mérite d'être condamnée aussi sévèrement que les enlèvements eux-mêmes. Il n'est nul besoin de faire ici des parallèles sur le plan moral ; il reste, toutefois, qu'aucun état n'a le droit de tenir un pays et ses citoyens en otage en représailles pour avoir été, lui-même et ses soldats, tenus en otage.
Quelles leçons peut-on tirer de cet assaut punitif lancé sur l'infortunée Bande de Gaza ?
Lire la suite
Isabelle Deschard
Conflit Israël Palestine : œil pour œil, dent pour dent
« Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » Matthieu 5, 38
Chaque fois qu'est évoqué le conflit israélo-palestinien, c'est à cette parole évangélique à laquelle je pense.
Car enfin, à considérer l'état des mentalités des deux parties et les échecs répétés auxquels elles nous ont habitué, la solution n'est' elle pas aussi dans une prise de conscience spirituelle.
Que l'on ne s'y méprenne. Je ne parle pas d'une solution religieuse qui verrait chacun se convertir au christianisme . Les chrétiens ont depuis longtemps compris que les conversions forcées, outre qu'elles défigurent le message évangélique, amènent malheurs et désordres.
Lire l'éditorial
Dossier spécial de LA CROIX sur la guerre au Liban
Le 12 juillet, Israël lance une offensive aérienne et maritime d'une ampleur sans précédent depuis 1996, après l'enlèvement de deux de ses soldats par le Hezbollah. Depuis cette date, Israël bombarde le Liban tandis que le Hezbollah continue ses tirs de roquettes contre l'Etat hébreu. Chaque jour apportant son compte de victimes civiles et militaires, alors que les ressortissants étrangers quittent peu à peu le Liban
Sondage 'La Croix'-CSA sur le conflit au Proche-Orient
Selon un sondage exclusif CSA-« La Croix », sept Français sur dix se prononcent pour l'envoi d'une force de stabilisation au Liban. Ils sont même une majorité à souhaiter que la France y participe
Lire
|
|