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Samedi 4 Septembre 2010
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Chantiers ouverts par la Présidence française

Fiche-Europe n° 20



Chantiers ouverts par la Présidence française

Les principaux chantiers en cours.

La France lance le réexamen des politiques européennes et de leur financement après 2013, en particulier le bilan de la PAC 2003-2013.

Ce n’est pas un choix de la Présidence française mais lorsque le 17 juin 2003, les 15 Etats alors membres de l’UE ont signé à Luxembourg, la réforme fondamentale de la PAC, l’accord, signé pour 10 ans, prévoyait qu’un bilan attentif serait réalisé au cours du second semestre 2008 !

C’est la France qui se trouve responsable de ce qui est appelé le « bilan de santé » de la PAC.
Dur alors qu'une réalisation européenne n'a jamais suscité autant de critiques et que, dans ce domaine, aucun pays n'a reçu autant de critiques que la France depuis 2003 !

Je note un contexte international entièrement bouleversé tout récemment.
L'énergie, les denrées alimentaires, dont les prix avaient fortement baissé en 2003, sont passés de l'abondance à la rareté et les prix à la consommation ont considérablement augmenté dans le monde entier.
Parallèlement, les inquiétudes sur la sécurité des aliments mis sur le marché sont croissantes.

Ne jouons pas aux devins ! La réduction des subventions agricoles et une modernisation de l'ensemble du système seront sans doute maintenues après le bilan. Mais le maintien de capacités agricoles fortes en Union européenne semble s’imposer, alors qu’il était écarté dans la réforme.

Pour travailler sur l'avenir de la PAC d’ici 2013 et après, le président français envisage de proposer quatre objectifs :
• La sécurité alimentaire en termes d'approvisionnement constant et de conditions sanitaires satisfaisantes pour les 490 millions de consommateurs européens.
• Deuxièmement, une meilleure contribution de l'Europe à la sécurité alimentaire dans le monde, surtout en temps de drame.
• Troisième objectif : placer l’agriculture au cœur de la lutte contre le changement climatique et pour l'amélioration de l'environnement.
• Enfin, la protection des paysages et des territoires européens.

Lorsque Nicolas Sarkozy et Michel Barnier, ministre français de l'Agriculture défendent la "préférence communautaire" en matière agricole, ils sont actuellement fortement critiqués et malmenés lors des négociations à l'Organisation Mondiale du Commerce. Le Président français estime que ce concept de préférence communautaire permettrait d'établir un jeu égal entre tous les partenaires : il ne sert à rien d'imposer de strictes réglementations sanitaires et environnementales aux agriculteurs européens si les pays qui exportent vers l'Europe bénéficient de normes plus souples ou de l'absence de normes.
Aujourd’hui, il est difficile de deviner l'orientation exacte que prendront les négociations.
Les travaux seront à suivre.

Anne-Marie Dumont anime une Chronique hebdomadaire Actualité en Union Européenne sur le réseau RCF/ Reims et Ardennes

Anne-Marie Dumont,chargée de mission en dynamique européenne


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